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Vitalie et Pierre-Emmanuel Taittinger lancent le fonds de dotation Philanthropic ArsNova

18 décembre 2023

Carole Bellemare

Photo : DR

But : favoriser l’accès à la musique, à l’art culinaire et aux arts.

Elle avait pris en main la Maison Taittinger dans le sillage de son père juste avant la crise sanitaire. Son épreuve du feu. Aujourd’hui à la tête d’une entreprise requinquée et modernisée par ses soins, VitalieTaittinger lance avec Pierre-Emmanuel Taittinger, qui après des années d’actionnariat américain sauva l’affaire familiale avec l’aide du Crédit Agricole de l’Est, le fonds de dotation Philantropic ArsNova. Inscrit dans la fibre philanthropique et artistique de la famille depuis toujours, celui-ci a pour vocation de « favoriser l’accès à la musique, l’art culinaire , les arts et le patrimoine de ceux qui en sont éloignés. »


S’il ne porte pas le nom de Taittinger, c’est que la famille propriétaire des champagnes souhaite embarquer avec elle dans le fonds d’autres partenaires « qui partagent les mêmes valeurs familiales et l’amour de la culture », note la fille de Pierre-Emmanuel Taittinger, dont le frère Clovis oeuvre aussi au commerce et à l’internationl à la tête de la maison. « Nous avons toujours eu la fibre de l’engagement , mon grand-père a été maire de Reims pendant presque vingt ans et mon père a toujours eu un intérêt pour la politique , au sens de l’intérêt général. » C’est d’ailleurs ce dernier qui prend la présidence du fonds, Jean-Gérard Bosio étant le conseiller artistique. 


« Inédit, festif et joyeux »


Quand à la direction générale , elle est dévolue à Marie Rouvillois, une spécialiste de la levée de fonds qui a notamment oeuvré pour Nicolas Vanier. « Ce qui m’a plu chez elle, c’est qu’elle a les mains dans le cambouis, avec une vraie dimension humaine et une vraie sensibilité du métier. Elle comprend parfaitement la tonalité de la famille au quotidien et saura chercher des partenaires » , se félicite la PDG de la maison de champagne, également  administratrice de Philantropic ArsNova. « Excellence et humilité, efficacité et complémentarité » sont les maîtres mots de Marie Rouvillois.


Vitalie Taittinger apportera sa pierre au nouveau bébé. A la tête d’une tribu de quatre enfants, cette diplômée de dessin, qui rêvait d’une carrière artistique avant de rallier l’entreprise familiale, s’est frottée au mouvement associatif comme présidente du Fonds régional d’art contemporain (Frac) de Champagne -Ardenne, puis du réseau national des Frac. Une expérience qui l’a conforté dans l’idée qu’il fallait mettre à profit la fibre et la notoriété  de la maison Taittinger pour permettre à ceux qui n’ont pas accès à l’art et à la culture d’y accéder. Avec un projet qu’elle qualifie « d’inédit, festif et de joyeux. »


Favoriser l’éducation au goût


Celui -ci concernera trois domaines. L’art culinaire d’abord, en capitalisant sur l’emblématique Prix de l’art culinaire Pierre Taittinger  honorant chaque année les meilleurs chefs du monde et leurs relèves, avec la volonté notamment de favoriser l’éducation au goût du plus grand nombre et notamment des enfants. A partir de l’engagement de la Maison Taittinger pour l’opéra, l’idée est aussi de rendre plus accessible la musique, en soutenant des actions hors les murs. Tout comme l’art et le patrimoine, avec un nouvel outil de prestige, un hôtel particulier situé boulevard Lundy à Reims. 


Le lieu de 700 m2  baptisé la Belle Enchantée permettra d’exposer des collections privées à l’attention du public et de connecter celui-ci avec les collectionneurs. But : accueillir le plus large public possible pour vulgariser au maximum la démarche et les émotions de ces transmetteurs d’héritage. De nombreux événements y seront organisés avec aussi une large ouverture à l’art contemporain et la création de plusieurs prix.


Pour Vitalie Taittinger , la création de ce fonds est aussi un projet d’entreprise autour duquel elle a su fédérer ses 250 collaborateurs. Comme elle a su aussi les associer à la refonte et à la digitalisation de l’entreprise, tout en rénovant l’outil de production et le QG historique de Saint-Nicaise, où sera développé l’oenotourisme. 


A 44 ans , l’arrière-petite fille du fondateur est donc sur tous les fronts alors qu’au plan économique l’année 2023 sera  selon elle « une année de consolidation » après deux exercices « euphoriques » en terme de croissance. Et pour terminer, elle ne cache pas sa fierté de voir sa politique de management environnemental couronnée avec la certification ISO 14001 que vient de décrocher la Maison Taittinger. « On vient de passer l’examen comme un bac , toute l’entreprise était engagée ».


Photo : Luc Valigny

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