« En annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. En en annonçant de mauvaises, on se rend important : choisissez. » Henry de Montherlant
Gérard Bekerman célèbre avec panache le jubilé de l’Afer
24 janvier 2026
Carole Bellemare

Photo : DR
Le “croisé” des épargnants, réélu, comble ses adhérents
« L’Afer n’est ni une banque, ni une compagnie d’assurances. Elle est mieux : une association indépendante dont la vocation principale est de défendre les intérêts des épargnants », rappelait l’une des affiches géantes l’escalier menant à la grande salle de réception du Palais de Chaillot. Eclairages des grands soirs, jeux d’acrobates et de danseuses aux tenues légères et colorées, buffets Lenôtre, il n’en fallait pas moins aux yeux de Gérard Bekerman et de son conseil d’administration pour célébrer avec plusieurs centaines d’invités les 50 ans de l’Afer et ses résultats 2025.
Les dirigeants de l’assurance étaient là bien sûr, dont Florence Lustman, présidente de France Assureurs, Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif ou Philippe Michel Labrosse, le patron d’Abeille Assurances, le partenaire-assureur, ou encore Thomas Levet, dirigeant de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. Epargnants, agents et courtiers d’assurance , partenaires , journalistes côtoyaient aussi des VIP et relations proches comme Xavier Bertrand ou Claude Guéant.
La Dame de fer en toile de fond, le président de la principale association d’épargnants fédérant 750 000 adhérents, s’est livré à son rituel exercice annuel, l’annonce très attendue de la rémunération des fonds en euros de ses contrats d’assurance-vie et de l’évolution de son plan épargne retraite. Suspens teinté de satisfaction, le dirigeant finit par livrer de bonnes nouvelles : après avoir perdu des couleurs ces dernières années, l’Afer est revenue en première ligne avec un taux de 2,65% sur le fonds euros de son contrat historique, un record historique de collecte, et surtout un taux de 4,05% nets frais de gestion sur son nouveau contrat Afer Génération. Celui-ci va se hisser parmi les supports à capital garanti les plus rémunérateurs.
Gérard Bekerman qui annonçait voilà juste un an le lancement d’un fonds « révolutionnaire » , n’a donc pas déçu. De quoi donner des ailes au financier – mécène, engagé de longue date dans la défense des épargnants et réélu en juin pour cinq ans à la présidence de l’Afer pour l’accompagner « dans une nouvelle étape de son histoire ». Et de rappeler non sans une certaine satisfaction, en inaugurant cet « An II » , que « c’est grâce aux combats incessants menés par l’Afer ces derniers mois, que le statut juridique et fiscal de l’assurance vie a pu être préservé ». Sans nul doute aussi grâce à l’ influence et la longue expérience de ce patron engagé.
Economiste et universitaire de renom, auteur de plusieurs ouvrages sur les comptes publics et les sujets monétaires et financiers internationaux, qui firent autorité, Gérard Bekerman a découvert l’Afer en 1987. Il en devenait président vingt ans plus tard. Des chiffres aux notes, ce père de trois enfants, diplômé de l’Ecole normale de musique préside aussi la Fondation d’utilité publique Georges Cziffra et la Fondation Marguerite Long–Jacques Thibaud a ambitionné de faire du Concours international Long-Thibaud « une référence mondiale, à l’image du Concours Tchaïkovsky, du Concours Reine Elisabeth ou du Concours Chopin ».
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