top of page

La Française Géraldine Picaud assure chez SGS

26 janvier 2024

Carole Bellemare

Photo : DR

Sa mission : redynamiser le groupe suisse de certification

C’est une petite révolution dans le monde des affaires en Suisse où les femmes peinent encore à percer le plafond de verre, qui plus est dans le secteur très masculin de la certification. A l’instar de son homologue français Groupe Bureau Veritas, qui a confié en juin dernier la barre à Hinda Gharbi, transfuge de Schlumberger, la multinationale SGS inspectant jouets, pharma, cosmétiques ou produits alimentaires place pour la première fois à sa tête une patronne. Peu connue du grand public, la Française Géraldine Picaud, arrivée le 1er décembre comme directrice financière, succèdera officiellementau Sino-suisse Frankie Ng  lors de l’AG du 26 mars. A 58 ans, ce dernier a demandé à quitter son fauteuil après presque une décennie aux commandes.


Agée de 53 ans, Géraldine Picaud, mariée et mère de trois enfants, apporte le profil financier qui convient au géant coté : cette ESC Reims tenait auparavant les cordons de la bourse du géant des matériaux de construction franco-suisse Holcim. Elle a aussi été directrice financière du groupe français Essilor International, spécialisé dans les verres ophtalmiques, qui avait fusionné en 2018 avec l’italien Luxottica, et siège par ailleurs, depuis 2022, au conseil d’administration du géant agro-alimentaire Danone. Dans une vidéo sur Youtube, cette brune directe et souriante, ancienne joueuse de volley ball, se définit comme une femme d’équipe passionnée d’innovation.


Pour son premier job de CEO, elle devra redynamiser l’entreprise de quelques 98 000 salariés. SGS a publié un bénéfice net inférieur aux attentes, en baisse de 6% par rapport à l’année précédente, à 553 millions de francs suisses.


Cap sur l'Amérique du Nord


En France, SGS est un acteur majeur de la sécurité routière. Avec les réseaux Securitest et Auto Securité, c’est le n°1 du contrôle technique automobile avec près de 2 000 centres de contrôle. Fin 2023, dans le souci de se recentrer, le groupe genevois a signé un accord pour vendre ses activités agronomiques Crop Science, employant 480 employés dans 14 pays,  au français Eurofin Scientific, coté à Paris.


Dans ces conditions, la mission de Géraldine Picaud est de redonner une nouvelle dynamique à l’entreprise désormais recentrée  sur l’alimentaire, la pharma et les cosmétiques. En publiant ses résultats annuels, SGS qui entend réaliser 100 millions de francs d’économies d’ici fin 2025, a dévoilé sa stratégie jusqu’en 2027. Ses priorités : mettre l’accent sur la durabilité et les services digitaux ainsi que sur l’Amérique du Nord, avec un objectif de croissance de 5 à 7% par an jusqu’en 2027. La feuille de route, donc, de la nouvelle patronne. A l’annonce de la nomination de Géraldine Picaud , l’action maison s’adjugeait 8,62% malgré des résultats décevants.

Derniers articles

Le départ de Françoise Hardy ou le retour à la raison

Pierre Tarrade , un "patron" responsable et novateur pour les notaires parisiens

Cyrille Vigneron, mentor des femmes du monde à impact

Virginie Courtin, la force de la nature chez Clarins

Pierre Anjolras, futur visage du Cac 40

bottom of page