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Laurent Mignon, l’homme providentiel des Wendel

23 janvier 2023

Carole Bellemare

Photo : DR

L'ex big boss du géant bancaire BPCE à l'œuvre comme président du directoire.

C’est une page importante des 40 ans d’histoire du groupe qui vient de se tourner chez Wendel . Après le départ en décembre d’André-François Poncet , c’est Laurent Mignon, pointure de la finance, jusque-là big boss du géant bancaire BPCE, qui a pris le fauteuil de président du directoire, au  prestigieux siège de la rue Taitbout. Avec pour mission d’insuffler une nouvelle dynamique à la société d’investissement. 


Les actionnaires, en premier chef la dynastie Wendel,  née il y a plus de 300 ans dans les forges de Lorraine et détenant plus de la moitié des droits de vote, s’impatientait de voir le cours de bourse reprendre des couleurs. Début décembre, il était en recul de 45% par rapport à 2018, année de l’arrivée de l’ancien associé du fonds BC Partners. Reste que le président du conseil de surveillance Nicolas ver Hulst n’a pas manqué de louer le travail de restructuration mené par l’ancien patron.


« Venant après André François-Poncet , Laurent Mignon est assuré de trouver une maison en parfait ordre de marche ». Le gardien des Wendel connaissait de longue date le banquier de BPCE , qu’il avait connu chez Indosuez. Dirigeant chevronné, homme de vision et de terrain, c’était pour lui le profil idéal pour la maison. 


De son côté, à 59 ans, Laurent Mignon qui ne voulait pas rempiler en 2025 chez BPCE, recherchait un  nouveau challenge. Hec et Stanford, ce fils de médecin a souvent  fait figure d’urgentiste de la finance. Il avait notamment sauvé les AGF des griffes de Generali. Plus tard, chez Oddo, il  affronta  la crise des subprimes avant de s’atteler au redressement de Natixis. Fait d’armes qui lui vaudra  le fauteuil  de François Pérol à la maison-mère BPCE. Il y redistribue les cartes et sort Natixis de la bourse.


Aujourd’hui, chez Wendel, le vieux routier de la finance, époux d’Emmanuelle Mignon, ex-dircab de Nicolas Sarkozy à l’Elysée aujourd’hui associée chez August Debouzy, plonge  dans l’investissement , tout en  retrouvant davantage  d’autonomie. Avec un chantier de taille , mais aussi un actif de poids : le groupe Bureau Veritas,  également à  un tournant. En avril,  le leader mondial de la certification accueillera à sa tête Hinda Gharbi , ex-Schlumberger, première patronne de son histoire, qui pourrait bien préparer le groupe pesant quelques 11 milliards  , a une entrée au Cac 40...


Accélération sur toute la ligne donc pour ce père de trois enfants, ex- bon élève de Saint-Jean-de-Passy, dans les starting blocks dés lors  pour enclencher une nouvelle stratégie et de nouveaux investissements.

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