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La francophonie économique à l'honneur à l'hôtel Dassault
23 septembre 2026
Carole Bellemare

Photo : DR
Éric Trappier orchestrait cette année le trophée de la francophonie économique
Il y avait foule en ce mardi 17 septembre à l’hôtel Dassault. Des personnalités du monde économique et politique, mais aussi diplomatique. Distinguer un dirigeant dont le parcours et l’engagement contribuent au rayonnement économique de la langue française et au renforcement des liens entre les pays, telle est la vocation du trophée de la francophonie économique qui était remis ce soir là. Celui-ci prendra l’an prochain le nom de prix Boutros Boutros-Ghali.
S’il est traditionnellement décerné par le secrétaire général de la Francophonie et un chef d’État ou de gouvernement - Emmanuel Macron le remit à l’Élysée -, c’est la première fois qu’un grand groupe industriel et un patron du CAC 40 l’orchestraient. Éric Trappier, le président du groupe Dassault et de l’UIMM, accueillait notamment une trentaine d’ambassadeurs au côté de Stève Gentili, président du Forum francophone des affaires (FFA) et de la Banque internationale du commerce-Bred. Le banquier, grand ordonnateur du prix, est aussi un familier du groupe et de l’actionnaire Thierry Dassault, canadien de cœur, également présent. Dritan Tola (Albanie), président du groupe des ambassadeurs francophones de France, qui présidait le jury, était à leurs côtés.
Du Tchad au FMI
Remarqués aussi, Stéphane Layani (Rungis), Philippe Lépinay (Thales), Vincent Menuet (Suez), Paul Petit (délégation à la langue française), Bernard Carayon (Amundi), Laurent Dominati (Matignon), des élus et de nombreuses personnalités africaines qui manifestèrent leur enthousiasme lorsque leur pair Ngueto Tiraïna Yambaye, président du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), se vit remettre le trophée par Éric Trappier et Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie. Économiste et ingénieur financier, cet ancien ministre de l’Économie du Tchad a aussi représenté vingt-trois pays africains au FMI.
En amont, les mots de Stève Gentili et du patron de Dassault avaient tout dit de l’importance de renforcer la communauté économique francophone. Dans un ordre du monde bouleversé « où l’on doit prendre en compte dès maintenant la diversité des peuples, leurs affinités, leurs libres associations, leur langue, cette nouveauté qui vient, portée sur les ailes de la crise, donne du cœur à l’ouvrage à la francophonie, car celle-ci répond aux attentes », a estimé le président du FFA, évoquant une « francosphère dans l’économie mondiale » portant la volonté de maintenir l’usage du français dans le monde économique. « La francophonie, c’est aussi une idée qui, loin d’être un vestige, porte une part de l’avenir du monde. »
Décloisonner le monde
Idée partagée par Éric Trappier : « Le groupe que j’ai l’honneur de diriger est un acteur, modeste mais convaincu, d’une géopolitique française dans laquelle la francophonie a toute sa place. Ce modèle est celui d’une voix souverainement singulière, d’une politique indépendante, réaliste et ambitieuse, appuyée notamment par un outil militaire et diplomatique autonome et confortée par la francophonie. » Et l’hôte de la soirée de rappeler : « Dassault Aviation contribue à ce modèle voulu par le général de Gaulle pour redonner à la France la maîtrise de son destin et proposer à ses alliés une alternative à l’alignement sur les points forts. » Avec, au cœur, les activités aéronautiques : « La construction et l’exportation d’avions de combat sont des enjeux militaires et industriels qui se superposent à la nécessité de fournir à notre pays et à ses alliés des leviers de politique étrangère conformes à leur vocation mondiale ou régionale. »
Au-delà également des avions civils, « des outils pour décloisonner le monde et favoriser les activités économiques », le président du groupe Dassault a aussi fait valoir le rôle du Figaro, « journal lu et respecté dans le monde entier », qui a toujours compté des plumes d’écrivains « défenseurs émérites » de la langue française.
À l’approche du prochain Sommet de la francophonie, la soirée a aussi été l’occasion d’annoncer le lancement de la revue Francophonie d’influence, publiée par le Forum francophone des affaires.
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