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Et si l’on refaisait du saumon fumé un vrai plat de fête ?

1 janvier 2024

Carole Bellemare

Photo : DR

Un quart des Français en consomme chaque semaine. Mieux vaudrait le réserver à certaines occasions et faire le choix de la qualité.

Et si l’on refaisait du saumon fumé un vrai produit de gastronomie et un plat de fête? Alors que l’on en avale chaque année une quantité astronomique (près de 30.000 tonnes dont 70% venant de l’importation), comme des tranches de jambon, et tellement salé que l’on n’en discerne même plus le goût , le rappel par une marque de sa gamme de saumon norvégien pour risque d’une bactérie pouvant provoquer la listériose alerte une fois de plus. Le saumon fait recette même s’il ne fait plus vraiment saliver…


Comme souvent, l'industrialisation et la course aux parts de marché poussent à des excès. Les saumons sont souvent élevés dans des parcs étroits, serrés comme des sardines où ils ne peuvent même plus nager. Conséquence de cette "sédentarité" :  ils développent de la graisse et des maladies, dévorés, qui plus est, par des parasites. D’où l’obligation par les producteurs d’ajouter à leur nourriture des antibiotiques et des anti-parasitaires. 


Redécouvrir la véritable saveur du saumon


Ignorance ou déni, malgré les reportages qui ont pu être diffusés sur les antennes, le consommateur final ne veut pas ainsi voir de quoi il se nourrit. La consommation va croissante et les Français en sont les champions d’Europe, un quart d’entre eux en consommant une fois par semaine malgré les recommandations (pour cause de métaux lourds…). Dans certains pays nordiques, sa consommation est même déconseillée aux femmes enceintes . 


Mieux vaudrait donc consommer moins de saumon sous toutes ses formes ( fumé, rillettes, sushis …), mais mieux. En se tournant vers des produits d’acteurs garantissant des méthodes de production traditionnelles et strictement contrôlées. Alors que le prix du saumon en grande surface flambe lui aussi, il serait peut-être temps pour la santé et le porte-monnaie, de le réserver à certaines occasions et de redécouvrir véritablement sa saveur. A l’instar du caviar qui reste véritablement le seul produit gastronomique de luxe.


Photo : Ji-yeon Yun - Pixabay

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